Philosophie du statique

Aujourd’hui nous savons que le numérique porte un impact environnemental. L’émission de GES du numérique est estimé de 2 à 4% et 10% pour la consommation d’électricité mondiale. C’est dans ce sens que « l’État développe une stratégie de réduction de l’empreinte carbone du numérique public, qui comprendra notamment une démarche de sensibilisation des agents aux éco-gestes numériques et l’achat de matériel ou de consommable reconditionné » (mesure 20).

(Source : Circulaire du Premier Ministre du 25 février 2020 pour Création de la MinumEco, cité dans Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

Composants du numérique

(Source : Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

Impact environnemental

L’impact environnemental du numérique est non seulement visible par l’empreinte carbone et le coûts énergétiques mais aussi par la déplétion des ressources, l’impacts sur la biodiversité, la radiations ionisantes et l’impact toxicologique etc.

1. Infrastructures réseaux : 15 000km est la distance moyenne parcourue par une donnée. 800 000 000 équipements réseaux (routeurs, box) dans le monde. Ces éléments constituent 4% de l’impact du numérique sur le changement climatique et 13% de l’énergie consommée à l’usage.

(Source : Ademe-Arcep 2023, cité dans Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

2. Datacenter :  45 000 000 serveurs dans le monde qui représentent 17% de cet impact sur le changement climatique, ainsi que 30% de l’énergie à l’usage.

3. Terminaux connectés : ils représentent 79% de l’impact du numérique sur le changement climatique, et 89% des ressources abiotiques utilisées. Il existe 20 milliards d’objets connectés dans le monde, dont 33% d'IOT ainsi que 40 smartphones par seconde. En France, on estime que 58 millions d’utilisateurs ont en moyenne 11 terminaux numériques semi-conducteurs qui veut dire plusieurs milliards de transistors dans une puce.

4. Ressources utilisées : 200kg de matières premières sont utilisés pour fabriquer un smartphone. L’impacts environnementaux de la fabrication d’un PC sont estimées à 80% et à 90% pour un smartphone.  La fabrication d’un seul PC consomme 373 litres de pétrole et 1500 litres d’eau.

5. Énergie : le numérique consomme 10% d’électricité mondiale en sachant que la production d’un mix énergétique mondial est issue de 31.6% pétrole, de 26.7% charbon, de 23.5% gaz, de 6.7% hydraulique, de 4% nucléaire et de 7.5% pour tous les renouvelables.

(Source : Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

ADEME met à disposition une série de documents sur impacts environnementaux du numérique accessible via le lien suivant :  https://librairie.ademe.fr/2964-impacts-environnementaux

Possibilités d’agir

« Les politiques de sobriété (sufficiency policies) recouvrent les mesures et les pratiques quotidiennes qui permettent d’éviter la demande en énergie, en matériaux, en terres, en eau, tout en assurant le bien-être de toutes et tous, dans le cadre des limites planétaires ». (Source :GIEC, cité dans Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

Sobriété numérique

D’après ADEME, «  la sobriété numérique est une démarche qui consiste, dans le cadre d’une réflexion individuelle et collective, à questionner le besoin et l’usage des produits et services numériques dans un objectif d’équité et d’intérêt général. Cette démarche vise à concevoir, fabriquer et utiliser les équipements et services numériques en tenant compte des besoins sociaux fondamentaux et des limites planétaires  ».  

(Source : Rapport 2023, Analyse prospective 2020-2050, cité dans Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

Low Tech

Le Low Tech désigne une catégorie de technique durable, simple, appropriable et résiliente.

L’utilisation d’URL et du répertoire de favoris, historique (pour éviter l’usage des moteurs de recherche) font baisser 35% de Co2.

Open source

L’Open Source est un des technologies numériques utilisé davantage. « *Les logiciels ouverts peuvent être maintenus par toute une communauté, contrairement à un équipement s’appuyant sur écosystème propriétaire et fermé. Ainsi, lorsqu’il y a un besoin de correctif de sécurité ou des évolutions pour répondre, par exemple, à des exigences de sécurité, il n’est pas nécessaire d’attendre le bon vouloir de l’éditeur. Le risque d’obsolescence par manque de support technique, l’absence volontaire de mises à jour, ou par volonté de pousser à la consommation disparait ».

(Source : https://www.greenit.fr/2021/09/28/lopen-source-au-service-du-numerique-durable/)

Estimation de l’impact carbone du numériqu

Il est possible d’évaluer l’impact carbone issus d’utilisation du numérique via le site suivant : (https://impactco2.fr/usagenumerique)

(Source : Jean-Baptiste Monat, 2024, URFIST lyon)

Solution du site web statique

Le passage à une technologie de publication Web statique s’inscrit dans une démarche de sobriété numérique et d’éco-responsabilité. En diminuant la complexité des infrastructures, nous réduisons également notre empreinte carbone et favorisons la qualité et la conservation à long terme des données dans des formats moins gourmands en ressources.

Les pages d’un site web statique sont créées à partir d’un nombre fixe de fichiers préconstruits. Ce système n’utilise pas le traitement côté serveur et la base de données. En fait, les fonctionnalités sont exécutées dans les navigateurs des visiteurs et non pas sur le serveur. Les fichiers sur le serveur apparaissent exactement tels qu’ils sont pour le visiteur et chaque visiteur reçoit le même fichier, contrairement du système site web dynamique dans lequel des différentes personnes voient des différentes versions d’une page.

Avantages

Les sites web statiques possèdent moins de pièces mobiles et donc sont très léger avec une capacité de chargement rapide. Etant donné qu’ils n’ont pas besoin d’aucune sorte du traitement côté serveur, et donc le travail du serveur est considérablement baissé. Cette qualité permet au site web statique d’être beaucoup plus performant. Egalement, le déploiement des sites statiques est très rapide. Un autre avantage est la question de sécurité du site statique. N’ayant pas du traitement côté serveur ou de base de données, le piratage de ce type du site devient moins probable.

La simplification de l’architecture des systèmes de gestion de contenu et l’utilisation de pages HTML statiques permettent non seulement de réduire l’empreinte écologique associée au fonctionnement mais aussi à l’archivage électronique. Ainsi nous améliorons l’accessibilité des sites Web et la conservation à long terme des contenus dans le domaine de la Recherche.

Service numérique / Huma-Num IR*

Huma-Num IR*, c’est une infrastructure de recherche, du Ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche, mise en œuvre par le CNRS avec le Campus Condorcet et Aix-Marseille université.

Elle fonctionne comme une plateforme de services numériques à disposition des programmes de recherches scientifiques en sciences humaines et sociales. Ces services sont ouverts à l’ensemble de la communauté universitaire nationale (unités de recherche universitaire, équipes d’accueil, unités mixes de recherche, unités d’appuis à la recherche, maisons des sciences de l’Homme mais aussi aux Ifre, Umifre et Écoles françaises à l’étranger). Avec logiciel Gitlab d’Huma-Num, l’hébergement sécurisé et le partage maîtrisé de fichiers deviennent possibles et il n’y a pas de limite imposée à la volumétrie de stockage.

NAKALA

C’est l’entrepôt de données d’Huma-Num, l’un des Centres de référence de l’écosystème national Recherche Data Gouv.

En somme

Notre projet de transition vers un archivage web statique à la MSH Mondes est conçu pour améliorer la gestion des données et archives en réduisant leur dépendance aux systèmes dynamiques, coûteux et écologiquement onéreux.